L'HOMME A L'EPREUVE DE LA GLOBALISATION

Vendredi 06 Janvier 2012

   – Allocution d’ouverture :

Monsieur le   Bâtonnier Raymond AUTEVILLE – Président de l’IDHM

– Exposé :      

 « IDENTITES  CULTURELLES ET GLOBALISATION »

Monsieur Jean-Claude WILLIAM –  Président honoraire de l’Université des Antilles et de la Guyane 

Membre de l’IDHM

A compter  des années 1990 la culture  a de plus en plus droit de citer, dans les relations inter étatique autant que dans les relations internationales.

La mondialisation de toutes les relations humaines  a accentué la revendication identitaire.

Le droit au respect de l’identité d’autrui impose de respecter sa culture. Désormais culture et identité sont intimement liées.

Pas étonnant alors que les questions identitaires, et  donc culturelles, se soient imposées.

La mondialisation des relations humaines sur la planète, pose la question de l’acceptation des différences culturelles.

L’acceptation des cultures multiples est la seule condition pour éviter le choc des chocs civilisations.

Ces considérations capitales justifient pleinement la réflexion proposée par l’INSTITUT DE DROITS DE L’HOMME DE LA MARTINIQUE.

Monsieur le Président WILLIAM,

Merci de commencer l’année avec nous. Bonne et heureuse année 2012.

Madame le Bâtonnier RENIA,

C’est la première fois, depuis votre prise de fonction, le 1er janvier 2012, que l’Institut des Droits de l’Homme de la Martinique vous accueille.

Nous formulons pour vous, des vœux de santé, de perspicacité, de persévérance, et de courage.

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs,

 

Chers Etudiants,

 

Chers Membres de l’Institut des Droits de l’Homme

de la Martinique,

 

 

« Je suis une partie de tout, comme l’heure est une partie du jour ».

 

Cette affirmation d’EPICTÉTE, s’adresse à la Martinique, et à chacun de ses habitants.

 

Et, c’est par elle que je formule, pour chacun d’entre vous, des vœux de bonne et heureuse année 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Martinique est certes une petite île, au milieu de l’océan, mais elle ne fait pas moins partie de l’univers.

 

A ce titre, elle accepte les biens, services et culture de toute autre partie du monde, comme également toute autre partie du monde doit accepter ses produits, biens et culture.

 

 

 

 

 

 

Malgré les difficultés annoncées, soyons prêts à combattre, c’est la seule condition du succès que je souhaite à chacun d’entre vous.

 

« Je suis une partie de tout, comme l’heure est une partie du jour ».

 

       N’y a-t-il pas là, une analogie de pensée avec Edouard GLISSANT, dans son concept du tout-monde.

 

En effet, sans nier la mondialisation, GLISSANT prônait la préservation des singularités qui marquent bien la diversité des peuples.

 

 

 

 

Nous y voilà, nous sommes au cœur du sujet que Monsieur le Président WILLIAM, s’est proposé de nous entretenir :

 

« Identité culturelle et globalisation ».

 

Le dictionnaire politique définit la globalisation ou mondialisation, comme étant « … le processus d’ouverture de toutes les économies nationales sur un marché devenu planétaire.

 

       Le phénomène est d’abord économique, mais il concerne toute l’activité humaine : cuisine, peinture, musique, services, etc… ».

 

 

 

 

 

 

La globalisation, c’est penser toute activité humaine, non point à l’échelon de sa région, mais à l’échelle du monde.

 

C’est pour cela, qu’elle suscite parfois, de forts mouvements de rejet.

 

 

 

 

 

 

 

 

En effet, beaucoup reprochent à la globalisation :

 

  • Le dérèglement des économies nationales ;

 

  • L’hégémonie des grands Etats et des grandes entreprises multinationales ;

 

  • La normalisation de l’activité humaine, en créant partout des standards, niant ainsi la singularité des peuples et de leurs activités.

 

 

 

 

 

 

 

On le comprend vite, la globalisation comporte deux facettes :

 

  • La première, c’est de permettre à chaque peuple du monde, d’accéder à la production, et aux valeurs culturelles de toute autre partie du monde ;

 

  • La deuxième, c’est de constituer un combat entre des parties inégales. Les grands Etats ou les grandes entreprises multinationales, contre les petits Etats, et les toutes petites entreprises régionales.

 

 

 

 

Edouard GLISSANT avait bien saisi le dilemme.

 

Comment préserver, en effet, les diversités ?

 

Comment échapper à l’uniformisation du monde imposée par les plus forts ?

 

Comment éviter de l’autre côté, « le déchirement essentiel, l’anarchie identitaire, la guerre des nations, et des dogmes » ?

 

Monsieur le Président WILLIAM, nous proposera peut-être une troisième voie.

 

Avant de l’entendre, je passe la parole à la Directrice de l’I.E.J. Martinique, Maître Corinne BOULOGNE YANG-TING.

Raymond AUTEVILLE

Président de l’IDHM

 

Le texte de cette conférence sera mis en ligne prochainement.

L’IDHM accueille

 

Jean-Claude William

Jean-Claude William

Président honoraire de l’Université des Antilles et de la Guyane